Un maître du djembé, en noir et blanc (photo d'illustration).
Le journal du festival
Il est la mémoire vivante du djembé. Famoudou Konaté est né en 1940 près de Sangbaralla, dans la région du Hamana, en Haute-Guinée — le pays du dundunba, la « danse des hommes forts ». Malinké, il joue dans les fêtes de son village dès l'âge de huit ans.
En 1959, il est recruté par Les Ballets Africains de Guinée, la compagnie légendaire de Fodéba Keïta. Il en devient le premier soliste djembé et le reste jusqu'en 1985 : vingt-six années de tournées mondiales, pendant lesquelles ses arrangements deviennent des standards, appris aujourd'hui encore par les percussionnistes du monde entier.
À partir de 1986, le maître devient enseignant, notamment en Europe, à Berlin. En 1996, l'Université des arts de Berlin le nomme professeur honoraire en didactique des pratiques musicales africaines — une reconnaissance rare pour un artiste de tradition orale. Son album Hamana Namun porte le nom de sa terre natale, dont il est le spécialiste incontesté des rythmes, à commencer par la famille du dundunba.
Famoudou Konaté vit en Guinée. Le FID l'a honoré lors de son édition 2024, aux côtés des autres gardiens du patrimoine, et il est annoncé parmi les doyens de l'édition 2026 : à Matam, du 8 au 13 décembre 2026, le gardien du Hamana retrouvera les jeunes générations qu'il a inspirées.
Sources : Wikipédia, article « Famoudou Konaté » ; DrumRise ; Université des arts de Berlin.